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« La biodiversité peut être vue sous deux angles complémentaires. Le premier, familier au public, est celui de la richesse spécifique des écosystèmes ; le public est sensibilisé à la disparition d’espèces comme aux invasions biologiques. Mais la biodiversité c’est aussi la multiplicité des interactions dynamiques entre des gènes et protéines dans des organismes, des espèces dans un milieu, des bactéries aux grands mammifères et du plus petit écosystème jusqu’à la biosphère dans son ensemble.
Si le développement durable est une façon d’aborder conjointement la croissance, l’environnement et la question sociale, alors le concept de biodiversité introduit une façon nouvelle de considérer les interactions entre les espèces, y compris l’espèce humaine, à toutes les échelles. Il s’agit donc d’aborder, à partir d’un nouvel angle de vue, des questions jusque-là sectorisées : les pêches, l’exploitation touristique, la cueillette, l’agriculture, entre autres, trouvent dans la recherche sur la biodiversité l’opportunité d’une conception très différente de celle à laquelle le public est accoutumé.
Il en va ainsi également pour la santé, les maladies étant souvent liées à des vecteurs associant virus ou bactérie à un système plus ou moins complexe d’hôtes, eux-mêmes interagissant avec d’autres dans un milieu donné soumis à variabilité multiple.
Le mode de pensée qu’apporte la biodiversité est en cohérence avec celui qu’implique le développement durable, dont la biodiversité, son maintien et sa gestion, constitue un élément clé » Claudie Haigneré, Journées de l'IFB, Tours, 18 décembre 2002
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