La
biodiversité ou diversité biologique est la diversité de toutes les formes du
vivant c’est-à dire la totalité des gènes, des espèces, des écosystèmes. Elle
comprend les espèces animales, les espèces végétales et les microorganismes. La
biodiversité comporte une notion de variabilité et de répartition qui dépasse
la description des ressources vivantes.
La
biodiversité se caractérise à trois niveaux :
- La diversité
génétique est la
diversité des gènes des différents organismes. Les gènes permettent la transmission
des caractères propres à une espèce. La diversité des gènes reflète la
diversité des caractères d’une population (par exemple la couleur des yeux ou
la résistance à une maladie). La diversité génétique comprend les
caractéristiques des gènes et leur répartition au sein d’une espèce mais aussi
la comparaison des gènes des différentes espèces.
- La diversité
spécifique,
c’est-à-dire la diversité des espèces exprimées par :
- le
nombre d’espèces vivantes
- la
position des espèces dans la classification du vivant
- la
répartition en nombre d’espèces par unités de surface et les effectifs de
chaque espèce.
On estime qu’il existe environ 10 millions
d’espèces sur notre planète. Environ 1 700 000 sont répertoriées à l’heure
actuelle dont les trois quarts sont des insectes.
- La diversité
écosystémique,
c’est-à-dire la diversité des écosystèmes. Les écosystèmes sont des ensembles
d’organismes vivants qui forment une unité fonctionnelle par leurs interactions
(déserts, forêts, océans…). La diversité écosystémique caractérise la
variabilité des écosystèmes, leur dispersion sur la planète et leurs relations
structurelles et fonctionnelles. Les espèces qui les peuplent remplissent des
rôles fonctionnels.
Le public
est sensibilisé à la disparition d’espèces. Il perçoit moins la multiplicité
des interactions dynamiques entre gènes et protéines dans des organismes, des
espèces dans un milieu, des bactéries aux grands mammifères et du plus petit
écosystème jusqu’à la biosphère dans son ensemble. Bien qu’il soit important
dans les années qui viennent de sauver le plus d’espèces possible de
l’extinction et de préserver leur diversité génétique, il apparaît aussi
crucial de comprendre comment préserver la biodiversité dynamique, c’est-à dire
l’ensemble des processus qui garantissent la stabilité des écosystèmes, leur
résistance aux agressions extérieures et leur capacité d’évolution face aux
changements globaux. Les pertes de biodiversité se traduisent par la
disparition de fonctions et de services que remplissent les espèces et les
écosystèmes. La préservation de la biodiversité a pour
but le maintien du potentiel évolutif de la planète et de la vie sur terre.
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